05 septembre 2008

D'AUTUN (France)

Samedi 30 août:

                   Dernier réveil en Equateur. Nous préparons avec soin nos sacs à dos, comme chaque année avant de prendre l'avion. Les gros sacs qui iront dans la soute ne doivent contenir que des vêtements sales et les choses dont on ne tient pas de trop car on ne sait jamais si on les réceptionnera à l'arrivée. Toutes nos choses "précieuses" sont dans le "ventral" qu'on ne quitte jamais. Ce à quoi on tient le plus, ce sont les cassettes vidéo (on en a fait 9) et les cartes mémoires avec nos 1000 photos...
                  Dernier petit déjeuner au milieu des Equatoriens et nous embarquons dans un taxi en direction de l'aéroport. Ce taxi a encore voulu nous rouler en faisant payer la course plus chère que la normale, mais nous connaissons les prix et il n'insiste pas. A l'aéroport de Guayaquil, nous sentons que nous avons déjà quitté l'Equateur ou presque car c'est l'atmosphère de tous les aéroports du monde. Nous sommes en déconnexion avec le monde extérieur.

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                 Surprise au moment de l'enregistrement de nos sacs à dos... On nous demande si nous serions volontaires pour rester un jour ou deux de plus en Equateur car l'avion est plein. On nous paierait le taxi, l'hôtel et on nous donnerait dans les 150 dollars pour un jour, 250 dollars pour 2 jours. Je n'ai pas demandé si  c'était pour une personne ou pour deux... Il faut répondre tout de suite et je dois dire non car je bosse dès lundi matin!  C'est bien dommage, mais en même temps, nous n'étions pas trop prêts à retourner en ville et occuper 2 jours sans savoir trop quoi faire. C'est quand même une occasion manquée et on pourra profiter de telles opportunités l'année prochaine quand je serai à la retraite... Dans la salle d'embarquement, je continue à penser à cette proposition, quand on entend nos noms appelés au haut-parleur. Je réponds à l'appel. On me prend les billets, on raye nos numéros de place et on inscrit à côté " Business Class"... Ce n'est pas vrai, nous voila comme l'année dernière propulsés en "classe affaire", comme des gens riches! 10 h de vrai bonheur!

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                C 'est confortablement installés dans des fauteuils larges qui peuvent s'allonger électriquement, et une coupe de champagne à la main, que nous nous envolons dans le ciel de l'Equateur. On ne voit rien du paysage car nous survolons une mer de nuages. C'est tout juste si nous apercevons un sommet enneigé que je prends pour l'Antisana sans sans en être vraiment sûr. Nous ne voyons rien non plus de la Colombie à part des bouts de territoires montagneux à travers quelques trouées nuageuses. Par contre, nous suivons les côtes du Venezuela pendant un bon moment. La mer de nuages reste sur l'Amazonie et nous la voyons disparaître derrière nous. Nous allons au devant de la nuit et traversons ainsi tout l'Atlantique.
               Nous allons avoir droit à un très bon repas servi avec délicatesse et arrosé d'un excellent vin qu'on nous fait goûter avant de nous le servir comme si nous étions de hôtes de marque. Avec mes chaussures de montagne, mon pantalon militaire un peu crasseux (je l'ai quand même fait laver il y a 15 jours, ce qui n'est pas si mal!) et ma veste multipoches qui n'est pas de la dernière élégance, je ne me sens pas en phase avec toute l'attention qu'on me porte. Mais tant pis, il faut en profiter. Nous dormons, ou essayons de dormir, complètement allongés, presque comme dans un vrai lit...

 

Posté par mounyetpapyluc 2 à 21:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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